Les déposants européens préservés en cas d’intervention

Banque populaire

La crise économique qui a secoué le monde entier fait également frémir les déposants européens depuis le cas chypriote.

Alors que jusque là les gouvernements se voulaient rassurant en promettant des garanties sur les dépôts à travers toute l’Europe pour éviter les banqueroutes, le petit état insulaire a fait trembler les épargnants.

Chypre avait en effet prévu de puiser sur les carnets des déposants pour renflouer les banques en difficulté. Et bien que cette mesure ait été révisée, l’emprunte qu’elle a laissé dans les esprits des citoyens reste vivace.

C’est pour contrebalancer cette impression que ce vendredi un responsable de la Commission Européenne a insisté sur le fait qu’en cas d’intervention des pouvoirs publics dans le renflouement de banques, les déposants et les créanciers obligataires de premier rang (aussi appelés seniors) n’auraient à subir aucune perte dans la manœuvre.

De nouvelles règles entreront en vigueur dès le mois d'août dans l’Union Européenne pour réformer les conditions d’aide gouvernementale. D’après Gert-Jan Koopman, directeur général adjoint des aides publiques au sein de la Commission Européenne, le poids de l’intervention publique serait assumé par les actionnaires et les créanciers obligataires de second rang (créanciers juniors).

Le mécanisme envisagé considère qu’en cas de besoin, ce seront le capital de la banque et les obligations juniors qui seront dépréciés pour permettre à l’institution bancaire de se remettre à flot et de bénéficier d’une intervention publique. Les citoyens européens, comme petits déposants ou créanciers seniors, seront préservés et ne seront dès lors jamais sollicités pour de tels scénarios.